vendredi 7 octobre 2011

Concours Nimrod du Roman Tchadien 2011

Le concours Nimrod du Roman Tchadien 2011 : La date limite de dépôt des tapuscrits est passée depuis le 30 septembre 2011. Treize auteurs ont participé. Dix ont été sélectionnés pour la phase finale. Le comité de lecteur est composé de : Dr Ngaoudandé, Professeur de Littérature Africaine à l'Université de N'djaména ; Renaud Dinguemnail, écrivain et secrétaire exécutif de l'Association des Ecrivains Tchadiens ; Arsène Djimingar, écrivain ; Anderson Bouayom, écrivain ; Didier Lalaye, nouvelliste. La délibération est prévue pour le 05 novembre 2011. La remise des prix sera possible entre le 15 et 20 novembre. Tous les écrivains tchadiens résidant à N'djaména sont informés qu'ils peuvent participer à une rencontre d'échange d'expérience en écriture avec Nimrod à l'Institut Français Tchad en cette période.

lundi 26 septembre 2011

Une petite fille peuhle accompagnant sa mère vendre du lait aux religieuses catholiques se refugie chez celles-ci dans le seul but d'aller à l'école. Elle y est inscrite effectivement après que son père et son prétendant aient tenté en vain de l'en empêcher. Elle est restée musulmane et a poursuivi ses études jusqu'au Sénégal d'où elle revient infirmière. Elle se marie à un médecin chrétien. Le couple s'engage dans des actions de sensibilisation pour la cohabitation pacifique et la scolarisation des enfants nomades.

L'auteur de ce roman est un enseignant retraité qui vit à Moundou.
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mardi 13 septembre 2011

L'école au clair de lune (tome 1)

Nous sommes en train de perdre, au Tchad, un trésor. Les contes, les légendes, les proverbes et les adages sont des recueils de sagesse.
Il n'y a plus beaucoup de personnes mûres, sages et assez imprégnées de ces connaissances immenses pour les transmettre aux plus jeunes, le soir autour du feu. Le nouveau feu, c'est l'écran de télévision. Les connaissances qui s'y diffusent ne sont pas toujours nécessaires à la vie.
Vivre décemment, en bonne santé, avoir la conscience tranquille, entretenir de bonnes relations avec ses semblables, c'est tout ce que nos anciens ont tenu à enseigner aux jeunes.
Aujourd'hui, la conception du bonheur est différente. Avoir beaucoup d'argent, une bonne maison, une jolie voirture, de belles femmes, des loisirs extraordinaires et superflus. Le prix à payer, c'est que certaines personnes posent des actes foncièrement immoraux et s'obligent par le fait même à vivre presque clandestinement. Ils se jugent eux-mêmes de ce qu'ils ont fait, parfois sans que les autres n'osent les condamner ouvertement. La conscience est un juge qu'on ne corrompt pas.
Notre crise moderne est celle des valeurs. Des milliards d'êtres humains ont expérimenté certaines habitudes qui restent universelles, immuables et identiques. Peu importent les races et les milieux. L'environnement de l'individu n'y apporte que peu de modifications. C'est plus facile de s'y conformer pour vivre heureux. Mais lorsqu'on préfère changer pour simplement se conformer à l'attitude du moment, on se perd dans des civilisations parfois contradictoires.
Faites un test personnel et intime sur vous-mêmes. Culturellement, qui êtes-vous ? Tchadien ? Arabe ? Français ? Les trois à la fois ? Ou aucun des trois ? Il se peut que vous viviez sans valeur intrinsèque. C'est dangereux pour votre stabilité morale.
Profiter de la vie, c'est vivre bien, heureux, aussi longtemps que possible. Il faut en prendre les moyens : le savoir-vivre et le savoir-être, pas uniquement l'avoir, même s'il est tout autant utile. La meilleure des vies, c'est celle qui est simple.
Nous sommes plutôt interpellés, à tous âges, que ce soient des jeunes qui pensent à nous rappeler ces valeurs d'une si belle manière. Ceux qui liront L'Ecole au clair de lune d'Issa Abakar Hamidi et Hassan Bolobo Maïdé auront le loisir de découvrir un trésor caché dans la mémoire des anciens qui commencent à se faire rares. Il vous est vivement conseillé d'en profiter, car la meilleure école reste celle de la vie. Nos vieillards en portent les marques. (Laring Baou)
Issa Abakar Hamidi est Professeur de Français au Lycée de Krim-krim. Hassan Bolobo Maïdé est actuellement chargé des relations publiques au Ministère des Transports et de l'Aviation Civile.
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jeudi 8 septembre 2011

Un destin atypique de Abdelkerim Souleyman Terio

L'homme est un être qui se déplace continuellement au rythme de ses besoins, mais aussi de ses préoccupations. C'est ce qui amène Issa et sa famille à fuir une sécheresse dévastatrice qui sévit dans leur région. Périple au cours duquel le garçon découvre un nouvel horizon, un nouveau monde, de nouvelles visions, de nouvelles cultures... C'est un voyage initiatique pour cet enfant qui rêve de jouir pleinement de la vie.

Grâce à sa ténacité et à la témérité de sa mère, Issa acquiert une connaissance et un savoir-faire incommensurables. Mais, cela l'épargnera-t-il d'une fin tragique ? Ce sont là les surprises de la vie.

Issa finira ses études, se mariera, se fera embaucher et mourra tragiquement, presqu'en même temps que sa femme, laissant une petite fille à un couple chrétien. Celui-ci éduquera la fille dans sa religion musulmane jusqu'à ce que ses grands-parents la retrouve, dans une belle ambiance de dialogue des religions et des cultures.

L'auteur de ce livre, ABDELKERIM SOULEYMAN TERIO, est actuellement Ministre des Transports et de l'Aviation Civile. Ce roman est sa deuxième oeuvre après une première intitulée La désobéissance utile, paru aux Editions SAO, en 2009.
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lundi 5 septembre 2011

Discours du Président

... Le meilleur service qu'on peut rendre à ses semblables, c'est celui d'agir dans le meilleur de leur intérêt dans un projet de société. C'est de l'égoïsme que de se tenir à l'écart dans le souci de se préserver des erreurs. L'erreur la plus fatale, c'est celle de ne rien faire qui puisse empêcher le mal de s'installer...

Le roman de LARING BAOU, publié en 2008 aux Editions SAO, inspire encore. Il retrace l'histoire d'un journaliste qui s'est engagé en politique et qui a réussi à faire la paix et à organiser le développement de son pays. Après un seul mandat, il se retire et fait un discours-bilan pathétique, dans une interview accordée aux journalistes. C'est surtout la stratégie qu'il a développée pour contraindre le pouvoir en place à se plier au verdict des urnes qui semble être une leçon à tirer des élections truquées en Afrique.

LARING BAOU est auteur de : La fille naturelle (roman), Madame le Maire (pièce de théâtre), Quel changement pour le Tchad (essai). Il est Promoteur des Editions SAO.
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mercredi 31 août 2011

Désormais en froid avec le Septentrion, la grande puissance qui l'a aidé à se maintenir au pouvoir, Goudangou, le Président à vie de la République de Zizania, lorgne de plus en plus vers l'Orient où il projette secrètement de se rendre bientôt. Cependant, des activistes, aussi bien étrangers que nationaux, tentent de s'allier pour le détrôner. Vont-ils parvenir à leurs fins ? Si oui, sauront-ils, sur les cendres du despotisme, faire germer la démocratie ?

"Goudangou ou les vicissitudes du pouvoir" revisite en pointillés les exorcismes auxquels un peuple opprimé est tenu de sacrifier pour espérer briser ses chaînes. Le sujet est certes grave. Mais il est abordé ici avec beaucoup d'humour.

Né à Moundou au Tchad, Nétonon Noël NDJEKERY vit en Suisse où il est informaticien dans une entreprise industrielle.

Du même auteur :
- Mosso (roman, Editions Infolio, 2011)
- Chroniques tchadiennes (roman, Editions Infolio, 2008)
- Sang de Kola (roman, Editions L'Harmattan, 1999)
- La descente aux enfers (nouvelles, ouvrage collectif, Editions Hatier, 1984)
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mardi 30 août 2011

Quel changement pour le Tchad ?

Pour avoir une paix définitive au Tchad, que faut-il faire finalement ? Faut-il voter une loi d'amnistie? Faut-il juger tous les régimes qui se sont succédé ? Faut-il créer une commission vérité et réconciliation à la sud-africaine? Faut-il recenser les victimes des crimes politiques et les dédommager ? Ou faut-il, comme le préconisent les radicaux, continuer à se batter pour remplacer un régime par un autre ?

L'auteur tente dans cet ouvrage, non pas de répondre directement aux questions, mais d'analyser les différentes options en tenant compte de notre culture tchadienne.
Au-delà du remplacement des hommes par d'autres au pouvoir, c'est tout une mentalité qu'il faut cultiver autour des valeurs immuables qui sont l'honnêteté, la transparence, la solidarité, le travail, la fraternité, l'amour de la patrie, etc.
Jusque-là les Tchadiens continuent à se plaindre. Ils n'ont pas encore réfléchi de façon formelle et strucruelle à l'avenir de leur pays. Même si le changement survient, c'est en ce moment peut-être qu'un réflexion organisationnelle commencera. Cela prendra du temps qu'il faudra pour développer le pays. La haine, la méfiance et l'hypocrisie sont trois maux principaux qu'il faut surmonter avant d'envisager une société harmonieuse au Tchad.

LARING BAOU est Directeur des Editions SAO et auteur de trois autres livres : La fille naturelle (roman), Madame le Maire (théâtre), Discours du Président (roman).
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